L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Bob McFarlane

Football, athlétisme

1950


‹ Retourner à l'athlète

Le footballeur ontarien Bob McFarlane remporte le trophée Lou-Marsh Memorial

mardi, le 6 février 1951

Par Joe Perlove

Originaire de London, Robert M. « Bob » McFarlane, étudiant de l’Université Western Ontario et grand nom du football, a reçu le trophée Lou-Marsh Memorial, décerné chaque année à un athlète canadien exceptionnel, amateur ou professionnel. Le Comité des juges a annoncé sa décision aujourd’hui.

En sélectionnant Bob, fils du Dr et de madame D. Cecil McFarlane de London, et bientôt lui-même diplômé en médecine, comme étant l’athlète par excellence au Canada pour l’année 1950, les membres du comité (Elwood Hughes, Oscar Pearson, Tom Allison, Charles Higginbottom et Charles E. Ring, donateur du trophée) ont révélé que leur choix était unanime.

Peu surprenant aussi pour McFarlane, gaillard de 22 ans et six pieds deux pouces, qui a pratiquement réécrit le livre des records de la course à pied canadienne l’an passé, en plus d’être le meilleur marqueur du football intercollégial canadien, et d’avoir aidé son université à remporter le championnat national de football universitaire.

Le trophée Lou-Marsh, créé par M. Charles E. Ring quelques mois après le décès du rédacteur en chef des nouvelles sportives du Toronto Star, en mars 1936, porte avec lui la connotation implicite du caractère de son gagnant. En ce sens, McFarlane est un choix remarquable.

Son esprit d’équipe sur le terrain et sa conduite à l’intérieur ou en dehors du domaine de l’athlétisme ont toujours été impeccables. Dans ses études médicales, il a été premier de classe année après année. Il doit servir d’exemple inspirant la jeunesse canadienne.

Gagner des trophées n’est rien de nouveau pour ce jeune étudiant en médecine aux cheveux bruns, aux yeux noisette et aux sourcils broussailleux. Il possède un cabinet rempli de médailles, coupes, plaques et trophées. On lui a récemment décerné la médaille commémorative Norton Crowe en tant qu’athlète amateur de l’année (le trophée Lou-Marsh s’adresse autant aux professionnels qu’aux amateurs), le trophée J.W. Davies de l’athlète de l’année, et on l’a proposé pour le trophée mondial Helms, tout cela seulement pour l’année 1950.

Bob a été ravi d’apprendre qu’il gagnait le trophée Lou-Marsh. « C’est mon plus grand honneur jusqu’ici, » a-t-il dit.

Membre de l’équipe olympique canadienne en 1958 (« j’étais mauvais »), Bob a mis le feu à la piste du demi-mille l’an passé, a établi cinq records canadiens sur des distances diverses, a défait les champions olympiques Mal Whitfield (É.-U.) et Arthur Wint (Jamaïque), en plus d’avoir été membre de trois équipes de course de relais ayant gagné lors de rencontres de haut calibre.

À la réunion de la Légion royale canadienne de Montréal, il a établi un nouveau record canadien au 450 mètres intérieur (58 secondes) et a vaincu Whitfield. Il a également établi un autre record à l’épreuve du 1000 verges.

À la rencontre du 91st Highlanders à Hamilton, il est arrivé ex æquo avec Whitfield au 600 pour établir un record de 1:12 5-10 et a obtenu une seconde place très serrée derrière Irv Kaplan, de l’Université de New York, au 300. Il a aussi atteint un temps record de 30 secondes au 300 lors de la rencontre de Wossa et une nouvelle marque nationale de 1:53 2-10 au 880 dans les championnats canadiens.

En compétition internationale en Grande-Bretagne, en Irlande et en Hollande, il s’est montré tout aussi sensationnel. Il a remporté le 800 mètres et le 400 mètres (battant Wint) aux Jeux du Commonwealth, a gagné le 440 et le 300 à Dublin, le 880 à Belfast, le 440 (nouveau record écossais de 48 secondes), le 880 de Glasgow, le 880 de Chesterfield, et les 400 et 800 mètres d’Amsterdam.

Jack Crump, secrétaire honoraire du British Amateur Athletic board, en a parlé en ces termes : « Un brave homme et un grand athlète, qui laisse une très bonne impression de l’esprit d’équipe et de l’athlétisme canadiens ».

Bob n’est pas encore sûr de ce qu’il adviendra de sa vie athlétique en juin, quand il deviendra résident pour une carrière en chirurgie. En outre, il prévoit se marier le même mois avec Pat Henderson, diététicienne dans un hôpital de Kitchener.

« J’ai bien peur que le football ne soit terminé pour moi, mais je ne sais pas encore pour la course, » a-t-il dit avec regret, car la course à pied est son grand amour athlétique.

Murray McNie, entraîneur de course à pied à l’Université Western Ontario, a tristement hoché la tête. « L’année passée était sa première au demi-mille. Il est le seul coureur du demi-mille à pouvoir se vanter de n’avoir jamais été battu au 880 verges ou au 880 mètres. Il est au sommet de sa forme. Impossible de dire jusqu’où aurait pu se rendre ce coureur exceptionnel. »

Le nom de Bob sur le trophée Lou-Marsh prend place aux côtés d’une brillante constellation d’athlètes canadiens. Le nageur de marathon Cliff Lumsdon l’a remporté en 1949, et on l’a décerné à Barbara Ann Scott en 1945, 1947 et 1948.

Les lauréats précédents incluent le Dr Phil Edwards, coureur, en 1946, le lieutenant Marshall Cleland, cavalier, en 1937, Bobby Pearce, rameur en couple, en 1938, Bob Pirie, nageur, en 1939, Gerard Cote, coureur de marathon, en 1940, Theo Dubois, rameur en couple, en 1941, et Joe Krol, footballeur, en 1946. Entre 1942 et 1944, le trophée a été attribué à des athlètes canadiens morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Sous-titres de la photo : Étudiant brillant et athlète de haut niveau, McFarlane prévoit faire carrière en chirurgie, Le gagnant : McFarlane. Une histoire familière.
— Photo par Howard Anderson