L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Catriona Le May Doan

Patinage de vitesse

2002


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Victoire par une fine lame

mercredi, le 18 décembre 2002

Le May Doan part avec le prix Lou Marsh

Championne olympique bat de peu l’étoile de la NBA, Steve Nash

RANDY STARKMAN
RÉDACTEUR SPORTIF

Ses jambes lui faisaient encore mal après avoir escaladé la Grande muraille le jour d’avant, Catriona Le May Doan était profondément endormie lorsque le télépone a sonné dans sa chambre d’hôtel de Pékin à 2 h, hier matin.

C’est un appel qui n’allait pas la déranger.

La patineuse de vitesse originaire de Saskatoon qui avait été chmapionne olympique en deux occasions à reçu la nouvelle qu’elle venait d’être élue récipiendaire du trophée Lou Marsh en tant que meilleure athlète au Canada en 2002, surpassant l’étoile de la NBA Steve Nash lors d’une des courses les plus serrées de l’histoire du prix prestigieux.

« Wow, c’est vraiment cool », a dit Le May Doan, légèrement endormie mais tout de même excitée. « Ça a été une tellement bonne année pour les athlètes canadiens. D’être choisi comme la meilleure, tu ne peux que dire “Wow, quel honneur. ” C’est juste un immense honneur. »

Le prix est un réconfort pour l’athlète qui a dernièrement lutté avec des maux de dos et avoir tombé lors d’un entraînement précédant une compétition de la Coupe du monde en fin de semaine passée à Harbin, en Chine.

« Les deux dernières semaines ont été très contratiantes et c’est une merveilleuse façon de finir les deux semaines que j’ai passées ici », a-t-elle continué.

Il a fallu un tour supplémentaire de votes pour déterminer un gagnant entre Le May Doan et Nash, qui se sont retrouvés en égalité parmi un vote incluant aussi le skieur de fond Beckie Scott, le couple de patineurs artistiques Jamie Salé et David Pelletier, le lanceur des Dodgers de Los Angeles Eric Gagné, le patineur de courte piste Marc Gagnon, la cycliste et patineuse de vitesse Clara Hughes, le joueur de tennis en double Daniel Nestor et les étoile de la LNH Jarome Iginla et Steve Yzerman.

« Si vous regardez les noms mentionnés, quand vous pensez à ces gens, oui, leurs exploits sont ahurissants. »« Ce qui m'a le plus marqué, c'est à quel point ils ont de la classe », expliquait Le May Doan. « J’ai rencontré des gens comme Clarah, Jarome et Steve Yzerman. Ce que je respecte le plus, c’est de réaliser comment ils se comportent et comment ils sont près de leurs coéquipiers. »

Le jury, présidé par la gagnante du trophée Lou-Marsh de 1991, Silken Laumann, est composé de représentants du Toronto Star, Toronto Sun, Globe and Mail, National Post, The Gazette, de Montréal, ainsi que de la Presse Canadienne, de CBC, de CTV et de The Score. Le prix est ainsi nommé en l’honneur de l’ancien journaliste sportif du Star, Lou Marsh.

Le May Doan a fait face à une pression énorme lors des Jeux Olympiques de Salt Lake City de 2002, devenant la première athlète canadienne à défendre avec succès un titre olympique individuel. Sa victoire à l’épreuve de 500 mètres est survenue au moment où les Canadiens traversaient une période difficile. Il y a eu la controverse des juges impliquant le couple Salé-Pelletier, la chute du favori pour la médaille d’or, Jeremy Witherspoon, lors du 500 mètres masculin et l’équipe masculine de hockey qui battait de l’aile. Celle qui avait porté le drapeau a donc motivé les troupes.

Mais ce ne fut pas facile. Le May Doan n’était pas à son meilleur lors de la première de deux courses de 500 mètres. Elle a mené l’Allemande Monique Garbrecht-Enfeldt par seulement quatre centièmes de seconde lors de la deuxième et dernière journée. Elle était en pleurs après la première course.

« J’étais frustrée parce que je n’avais pas patiné parfaitement », a-t-elle lancé. « J’étais aussi en colère puisque Monique avait été parfaite. Je savais que les 24 prochaines heures seraient difficiles. »

« Je me souviens m’être assise au milieu de l'ovale avec Bart (son mari) et Sean Ireland (son entraîneur), tentant de ne pas pleurer. Mais il n'y avait aucun endroit où je pouvais aller. Je regardais en haut et voyais toutes ces lentilles de caméras. Je me disais que je ne pouvais aller ailleurs pour évacuer mes émotions. »

Le May Doan est revenue à la charge le jour suivant. Jumelée à Garbrecht-Enfeldt, elle a remporté la course pour mettre la main sur une deuxième médaille d'or olympique consécutive à cette épreuve.
« Vous ne le réalisez pas tant que vous n’avez pas décompressé et pensé à votre performance », expliquait Le May Doan. « Je subissais beaucoup de pression, en plus de celle que je m'étais imposée. La chose dont je suis la plus contente, c'est d'avoir été constante et d'avoir fait face à chaque défi. »
En plus d'avoir goûté à la gloire olympique, Le May Doan a remporté le titre mondial féminin de sprint ainsi que le titre à l’épreuve de 500 mètres de la Coupe du monde. Sa séquence de 20 victoires consécutives à la compétition de 500 mètres n’a cessé qu’à l’épreuve finale de 500 mètres de la Coupe du monde.
Le May Doan, qui aura 32 ans le 23 décembre, a profité de quelques jours de vacances en Chine avec Bart pour visiter et apprécier les attraits touristiques comme la « Forbidden City ».
« Ce fut très relaxant d’oublier les patins et de me détendre à l'hôtel », lança-t-elle.

Mais, elle est tout de même préoccupée par le Championnat mondial de sprint de Calgary, qui se tiendra dans un mois. C'est vraisemblablement sa dernière saison et elle songe à cet événement depuis un bon bout de temps. Elle espère que ses blessures ne vont pas la contraindre à ne pas être dans la meilleure forme qui soit.

« Je veux me sentir de mieux en mieux », expliqua-t-elle. « La compétition est dans un mois, seulement un mois. Ce n'est pas ce à quoi vous vous préparez. C'est frustrant et je ne suis pas habituée à ce genre de situation. Je teste ma patience. »

Un autre défi l’attend.

Plusieurs bons candidats étaient en lice pour l’athlète de l’année
Dave Perkins

Il y a une liste assez impressionnante d”athletes canadiens qui ont accompli des exploits fantastiques cette année, en commancant par Chrtine Sinclair, la jeune étoile de soccer et ajoutez Mario Lemieux, Larry Walker et Jonathon Power, le joueur de squash rapide comme l’éclair. Il y a aussi Hayley Wicken-heiser; Cindy Klassen, la patineuse de vitesse; Roland Green, le roi de la byciclette en montagne, José Théodore ayant ajouté les trophée Vézina et Hart à sa liste. C’est toute une galaxie et ces athlètes, chers amis et adeptes, étaient ceux de mérite qui n’ont même pas été choisis au premier tour et fait partie des 10 derniers lors de la sélection secrète de cette mémoire pour un trophée Lou Marsh.

Nous avons fini par le remettre à Catriona Le May Doan qui l’a remporté d’un cheveux sur Steve Nash, le mot « nous » est mentionné parce qu’il s’agit d’un des 11 électeurs, et ça aurait pu facilement finir différamment et amener une autre débat. Dans la radiante Le May Doan, dont la médaille d’or en patinage a été le premier signe que les choses allaient s’améliorer pour les participants olympiques canadiens qui avaient peine à tenir bon à Salt Lake, il y a le superbe moment et la magnifique carrière diminuant maintenant en intensité. Si on trouve un soupçon de prix célébrant les exploits d’une vie dans cette distinction, remise après beaucoup plus de questionnement que nous serions prêt à l’admettre, eh bien qu’il en soi ainsi. Si Nash mène les Mavericks aux hauteurs de la NBA, est choisi pour l’équipe des étoiles une fois de plus et élève le Canada aux Olympique lors du tournoi de qualification l’été prochain, il se pourrait qu’il réussisse son coup pour 2003.

Alors pensez à ceux qui ne se sont pas classé dans les 10 derniers, ce qui était supposé être la partie facile. Puis considérez le fait que le deuxième tour incluait des athlètes tels que Jamie Salé et Dave Pelletier, qui ont remporté le Marsh en 2001.

Ils ont simplement offert la meilleure performance de leur vie dans un événement aussi prestigieux que les Olympiques. Ils sont louangés par les partisans et le méritent. C’est ce qu’a fait Clara Hughes, qui mérite une main d’applaudissements pour être devenue la première Canadienne de tous les temps à remporter une médaille olympique aux Jeux d'été et d'hiver. Aussi, Beckie Scott a réalisé ce qu’aucun Nord-Américain n’a réussi en gagnant une médaille d'argent aux Olympiques en ski de fond. Elle peut encore se voir remettre l'or puisque la gagnante est soupçonnée de tricherie. On peut également considérer Daniel Nestor, Steve Yzerman, Jarome Iginla, l’excellent lanceur Éric Gagné et le patineur de vitesse Marc Gagnon, qui est maintenant le Canadien ayant amassé le plus de médailles aux Jeux Olympiques d'hiver, en ajoutant trois à son palmarès.


Personne ne le croira, mais ce ne fut pas facile de départager les candidats et lorsqu’une égalité est survenue au chapitre des points entre Nash et Le May Doan, la présidente Silken Laumann à renvoyer tout le monde au vote. Elle croyait que ça n’avait aucun sens de déclarer une égalité après tout ce temps. Doan a ainsi remporté le vote final.

C’est la première fois dans l’histoire du trophée Lou-Marsh que des courriels haineux surviennent avant le vote, nous accusant d'avoir triché. Plusieurs reproches seront encore faits aujourd’hui et ils ne viendront pas tous du site www.getalife.com. C'est un signe que plusieurs passionnés de sport considèrent un si grand nombre d'athlètes différents réalisant des exploits sportifs comme étant ceux qui devraient être honorés. Il n’y a pas de choix unanime. Celui-ci devra être considéré comme le bon choix.


DUSAN VRANIC/ AP DOSSIER PHOTO
Le 14 février dernier, Catriona Le May Doan est devenue l’enfant bien aimé du Canada en gagnant la compétition de patinage de vitesse olympique de 500 m.

PHOTO DE JEFF MITCHELL/REUTERS
Le joueur des Mavericks de Dallas et membre de l’équipe nationale canadienne Steve Nash était le finaliste pour le trophée Lou-Marsh.