L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

David Pelletier

Patinage artistique

2001


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Un couple de champions

mardi, le 18 décembre 2001

Dave Perkins

Le jury du trophée Lou-Marsh sélectionne le duo de patineurs Salé-Pelletier

Allez-y, comparez ce qu’a fait Larry Walker par rapport à Joe Sakic. Déterminez qui a eu la meilleure année sur l’anneau de vitesse entre Catriona LeMay Doan ou Jeremy Wotherspoon. Une fois vos décisions prises, comparez ces performances avec ce qu’ont accompli Jamie Salé et David Pelletier.

Effectuez cet exercice mental et vous aurez une petite idée des prouesses dont le comité du trophée Lou-Marsh a dû faire preuve pour déterminer l’identité de l’athlète canadien de l’année.

Sous la ferme direction de l’ancien gagnant du trophée Lou-Marsh, Silken Laumann, le comité a choisi les champions du monde de patinage artistique pour être les gagnants, en 2001, du trophée nommé en l’honneur d’un ancien journaliste sportif du Toronto Star. La liste des anciens lauréats indique les gagnants de l’histoire du sport canadien et ce jeune couple, l’espoir numéro 1 du Canada (joueurs de hockey inclus) pour une médaille d’or aux Jeux Olympiques d’hiver de février prochain, mérite sa place à côté des grands noms qui figurent sur le trophée. Félicitations à ce couple et à tous les athlètes considérés. La compétition semble se resserrer chaque année.

Avant d’aller plus loin, sachez que Salé et Pelletier ont gagné tout ce qu’il y avait à gagner en 2001. Le Grand Prix, le Championnat des quatre continents, le titre mondial. Ils n’ont rien laissé derrière. Ils sont au sommet de leur sport.

L’idée pouvait être, et était, d’agir au nom des autres qui se trouvaient sur la liste. Walker a gagné le titre de meilleur frappeur et un gant doré, Sakic un trophée Hart et une Coupe Stanley. LeMay Doan et Wotherspoon ont gagné des titres mondiaux et ont établi des records du monde.

Lorsque la liste de ces derniers émergea de la toujours plus épaisse liste de candidats, quelqu’un a remarqué qu’il ne pouvait y avoir un mauvais gagnant parmi eux. Certains pourraient être en désaccord, mais à quoi sont supposées servir ces récompenses de fin d’année sinon à enflammer ces débats que les amateurs de sport adorent?

La longueur de la liste, en termes de réussites, renforce une autre vieille idée : le Canada est béni, car une quantité véritablement impressionnante d’athlètes le représentent dans une panoplie de sports différents. Regardez la prochaine liste, celle des étoiles qui ne se sont pas rendus en finale et pour lesquels une douzaine d’entre nous ont voté. Il y avait les golfeurs Lorie Kane et Mike Weir, la triathlonienne Lori Bowden, les joueurs de hockey Mario Lemieux, Patrick Roy et Jennifer Botterill, le joueur de basketball Steve Nash, le coureur cycliste Roland Green. Dans quelques années, le comité sera ravi de faire son choix parmi Weir, Kane, Nash, Roy et Lemieux. Cette année, ils ont fait partie de ceux qui sont passés près de gagner, ce qui nous indique une chose : un quart de siècle plus tôt, une médaille de bronze aux Olympiques était suffisante pour gagner le trophée Lou-Marsh. Maintenant, même les champions du monde ne font parfois pas le poids.

La question de Lennox Lewis fut soulevée, une fois de plus, sur le fait qu’un champion du monde poids lourd, peut-être détenteur du titre individuel sportif le plus prestigieux, devrait remporter le trophée facilement. à titre d’athlète national de l’année. Le comité a décidé, comme il l’avait fait par le passé, qu’un homme qui monte constamment sur le ring devant l’« Union Jack » déclare davantage sa nationalité de cette façon que ce qu’indique son passeport. Personnellement, je le juge inadmissible parce qu’on le voit partout dans l’horrible film Ocean’s 11.

Sous-titre de la photo : DU GLAÇAGE SUCRÉ : le couple de champions Jamie Salé et David Pelletier, au sommet de leur carrière, sont les favoris pour la médaille d’or aux Jeux Olympiques d’hiver à Salt Lake City.
René Johnston/Toronto Star