L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Barbara Ann Scott

Patinage artistique

1948


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Vidéo de Barbara Ann Scott - 3:25 min




Mon idole était Sonja Henie. Ah! C’était merveilleux! Puis, quand elle s’est mise à faire des films, je dois avoir vu chacun d'eux cinq fois.
Mais une fois que j'ai remporté le Championnat junior canadien, nous n'en avions que deux à cette époque-là, senior et junior;
ça m’a automatiquement fait devenir une compétitrice senior, j'avais 11 ans. Alors, ça voulait dire huit heures d'entraînement par jour.
Je ne pensais qu'à me rendre à la patinoire. Et nous avions la permission de patiner le lundi après-midi, mercredi après-midi et samedi matin.
Eh bien, j'avais tellement hâte d'y aller. J'adorais ça, je ne savais pas pourquoi, mais l'image de Sonja était là et je pensais, ah j'aimerais y ressembler!

Quand je suis revenue des Championnats du monde en 47, je pensais que quelques membres de ma famille viendraient ou des amis viendraient me voir.
Eh bien, il y avait tellement de gens et c’était excitant, mais c’était aussi un peu effrayant, mais les enfants m’aimaient parce qu’ils avaient un congé de l’école cette journée-là.
De toute façon, il y avait une grande réception à la résidence du gouverneur général et lorsque le maire a dit « ... la ville t’offre cette voiture. »
Ah, c’était une beauté, jaune avec des sièges en cuir rouge, des fenêtres à boutons-poussoirs, les tout premiers.
Eh bien, j’étais excitée, mais j’ai dit « Maire Lewis, je ne peux pas l’accepter parce que je veux aller aux Olympiques. » Et il a dit
« Ah Barbara Ann, ne t’inquiète pas, nous avons vérifié avec toutes les Associations olympiques et elles ont dit qu’il n’y avait pas de problème. »
Puis Avery Brundage l’a mentionné et il a bien fait. Il était le président du Comité olympique et les règles disaient clairement : rien au-dessus de 25 dollars.
Il a dit, si elle garde la voiture, elle sera professionnelle. Mon père m’avait toujours dit, si tu joues à quelque chose, n’importe quoi, joue dans les règles ou ne joue pas.
Alors, bien sûr, j’ai dit que je la retournerais parce que je voulais aller aux Olympiques.

Quarante-huit a été une année occupée et bien entendu, je voulais vraiment défendre mes titres européen et mondial.
C’était les Olympiques à St. Moritz puis de retour aux Championnats du monde à Davos et puis de retour à la maison à Calgary pour remporter le titre canadien.

J’ai eu tellement de merveilleux moments et ils revêtaient une si grande signification.
Lorsque j’y repense, la plus grande aventure de ma vie était à St- Mortiz, nous étions debout sur les trois plateformes et il neigeait beaucoup
et le drapeau du Canada avait été levé au sommet du poteau et ils ont joué « Oh Canada », là-bas en Suisse.
Ça m’a rendu heureuse pour mon père et pour le Canada. Au moins, j’ai accompli un petit quelque chose à ma façon.