L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Bruce Kidd

Athlétisme

1961


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Vidéo de Bruce Kidd - 3:35 min




J’étais un pionnier en course de distance pour adolescents.
Ces performances d’adolescents dont on n'avait jamais entendu parler combinés à la publicité qui entourait mon entraînement, c’est devenu l’exemple de ce que les adolescents pouvaient faire.
Mes jambes étaient très efficaces, mais j’étais, le haut de mon corps était bizarre et j’avais une sorte de tic nerveux à la main droite qui rendait les gens fous.
C’est intéressant, beaucoup d’écoles secondaires et d’autres athlètes ont essayé de l’imiter, pendant que j’essayais de m’en débarrasser.

La course de Boston a été une expérience extraordinaire parce qu’elle faisait partie d'un voyage de recrutement pour Harvard.
Personne ne pensait que je devrais être dans le 3,22 km, ils s’inquiétaient pour ma santé.
Les gens de mon âge n’avaient jamais couru aussi loin alors pour commencer, il fallait que je convainque Harvard de pousser le directeur de la compétition de me laisser courir à la compétition, et puis au 3,22km.
Les favoris pour la course avaient probablement 10 ou 12 ans de plus que moi, parce que les coureurs de distance à l’époque étaient beaucoup plus vieux.
Et j’étais nerveux, c’était ma première importante compétition, c’était une salle comble, mais je suis resté avec eux pour 2,41 km...
et puis je me suis lancé dans le début de mon sprint, je les ai pris complètement par surprise et puis je l’ai maintenu et la foule s’est emballée.
J’étais à deux ou trois secondes du record du monde, personne n’avait jamais vu un jeune de 17 ans courir si vite.

Bill Crothers et moi participions probablement à 10 compétitions extérieures aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni, chaque hiver.
Nous courions à 10 ou 12 compétitions extérieures importantes. Il ne restait, dans plusieurs des cas, que des places debout, de grandes foules partout où nous allions, nous étions les têtes d’affiche.
Vous savez, une histoire vraie, nous prenions un taxi jusqu’à l’aéroport, peu importe si c’était New York ou Londres, et quelqu’un disait :
« Hey, êtes-vous les gars du Canada qui courent comme ça? »
Je veux dire, c’était ce genre d’époque, dur à croire, je veux dire les gens me voient comme ce fonctionnaire de race blanche un peu âgé aujourd’hui...
et ont de la misère à croire que j’étais actif dans le sport, mais dans ce temps-là, nous étions les têtes d'affiche, nous étions des célébrités.

C’était une excellente année pour moi, parce que je me dirigeais dans un milieu plus international, j’affrontais des coureurs vraiment connus,
et j’ai été vraiment été touché quand la Fondation Lou Marsh m’a remis ce prix.
Je suis certain que je ne lui ai pas accordé autant d’importance à l’époque, j’étais flatté par le geste mais je n’étais qu’un enfant, ça ne signifiait pas grand chose pour moi.
Maintenant, en tant qu’historien, en sachant qui était Lou Marsh, en voyant tous les gens qui ont reçu cet hommage,
vous savez, j’en ai des frissons dans le dos en pensant que je suis en leur compagnie, c’était une merveilleuse façon de terminer l’année en 1961.