L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Don Jackson

Patinage artistique

1962


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Vidéo de Don Jackson - 3:11 min




De la ville de New York, je suis allé à Toronto et j’ai travaillé avec Sheldon Galbraith.
Je suis allé à Shumaker avec lui un été où j’ai fait mon premier triple Lutz avec lui, puis de retour au club de curling, patinage et cricket de Toronto. Je me suis entraîné et puis nous sommes allés aux Championnats du monde.

Ils ont eu les Championnats à Prague et c’est là que j'ai réussi une performance parfaite et fait le saut du triple Lutz pour la première fois
et les juges de cette compétition m'ont donné sept notes parfaites de 6,0 qui, bien je crois que dorénavant sera la plus haute note remise à un patineur dans la catégorie masculine parce qu’ils ont un nouveau système de notation.

C'était un bon moment. Je me rappelle ma mère était là dans la foule et elle s’est fermé les yeux lorsque j’ai fait le triple Lutz et a attendu la réaction de l’auditoire.
J’avais seulement réussi quatre atterrissages pendant l'été puis je m'étais tordu la cheville. J’en avais pratiqué plusieurs.
J’en ai fait un de plus, amélioré, dans le temps de Noël et puis celui que j’ai fait à Prague était le sixième de ma vie.
Je réussissais mes atterrissages, je posais mon pied libre sur la glace, en d’autres mots j’atterrissais sur deux pieds ou je trichais d’un quart de tour, ne le faisant pas complètement dans les airs et je ne tombais pas.
Je me rappelle M. Galbraith me dire « Don, tu n’es pas obligé de faire ça, tu sais, pour gagner. »
Et j’ai dit « Ah je vais le faire, pourquoi avoir pratiqué tout ce temps et ne pas le faire? » Il a dit « OK. »
Alors, je suis sorti et à l’échauffement, j’ai tout fait et j’ai fait mon triple Lutz. Je l’ai essayé.
Semblait facile, j’ai atterri sur deux pieds et je l’ai regardé et j’ai fait ce signe et il a fait la même chose, OK.
Et j’y suis allé et lorsque j’ai fait mon programme, j’ai réussi l’atterrissage.

La seule chose à laquelle je pouvais penser était que j’avais réussi l’atterrissage et j’avais vu d’autres patineurs atterrir et lever les yeux et être si heureux puis perdre leur concentration et trébucher.
Je me suis dit, maintenant je n’ai qu’à me concentrer. Je ne pouvais pas entendre ma musique jusqu’à ce que j’arrive à la fin de la patinoire, mais je la suivais toujours et j'ai fait tout le programme, tout a bien été et j'étais heureux.
Même à ce moment-là je ne savais pas si j'allais gagner parce qu'il n'y avait pas d'ordinateur à l'époque.
Alors une fois dans les coulisses, je savais que j'allais être premier, deuxième, l’un des deux, et quelqu’un est venu me voir et a dit « Don, ce n’est pas officiel, mais nous pensons que tu as gagné. »
Je ne le savais pas avant qu’ils l’annoncent, puis je suis sorti.

Ceci est le trophée Lou Marsh et c’était pour l’athlète canadien de l’année 1962 parmi tous les sports au Canada cette année-là.
Dans le patinage artistique, nous sommes devant le public une fois par année, vous savez, alors que les joueurs de hockey et différentes courses sont présentés plus souvent, une fois par semaine peut-être.
Mais de pouvoir remporter ceci était un grand honneur pour moi. J'en étais très fier, il s'agit d'un des trophées dont je suis vraiment fier.