L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Russ Jackson

Football

1969


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Vidéo de Russ Jackson - 3:15 min



J'ai annoncé au début de la saison de 1969 que j'allais prendre ma retraite, ça allait être ma dernière année de football professionnel.
Beaucoup de gens ne pensaient pas que ça allait se réaliser, mais c’était ma dernière année et je me suis vraiment amusé au cours de la saison...
et chaque fois que tu vas à, disons Calgary, tu regardes le vestiaire avant de partir après le match et tu tu te dis, ça y est.
Cela faisait des années que je venais ici et ça allait être la dernière fois que j'allais être ici en tant qu'athlète professionnel, en tant que joueur de football.
Et puis, nous nous sommes retrouvés en finale et avons remporté la Coupe Grey. Nous avons joué la série éliminatoire et l'avons gagnée et c'était une magnifique fin de carrière.
Tu ne peux pas imaginer faire mieux que de remporter des Coupes Grey consécutives.
Et c’est difficile de gagner la deuxième de suite parce que tout le monde essaie de te battre.
Puis, tu es nommé joueur par excellence de ce sport, c’était quelque chose qui n’était pas très important pour moi, mais ça l’était pour ma carrière. Je pense que c’était une bonne chose.


Incapable d’avancer l’offensive de la Saskatchewan retourne la balle une fois de plus à Ottawa.
À la première tentative, ajoutant à ses 39, Jackson signale une passe à Tucker.
La passe de 34 verges et la course continue amène Ottawa aux portes d’un touché au sol.


Ce qui s’est passé c’est que j’ai fait quatre passes décisives lors de cette partie et ça demeure un record aujourd’hui.
Le nombre de passes décisives pendant une quatrième partie de la Coupe Grey, il y a beaucoup de trois, mais personne n’en a réalisé quatre.
Nous avions joué en Saskatchewan plus tôt cette année-là, à Regina contre les Roughriders et ils nous ont battus à plate couture.
Ils nous ont battus de main ferme. C’était probablement notre pire échec sur le plan de la direction pendant les trois ou quatre années que je me rappelle avoir joué pour Ottawa.
Nous avons perdu des matchs, mais nous n’avions jamais été exterminés par une équipe.
C’était eux qui nous avaient fait ça et on se rend au match de la Coupe Grey et on se retrouve à jouer contre eux. Nous avions une idée de ce qu'ils allaient faire.
Et ils ont essayé de mettre de la pression sur moi et ce qui est intéressant c’est que si tu dis aux gens que tu as fait quatre passes décisives...
Ils te demandent, Whit Tucker en a attrapé combien? Margene Adkins combien? Vick Washington combien? Et ainsi de suite.
Ils ne l’ont pas fait parce qu’ils les ont sortis.


Maintenant le jeu décisif du match. Ron Steward transforme un jeu improvisé, une passe voilée en un cauchemar pour la Saskatchewan.


Si vous demandez aux gens ce qui s’est passé, c’est la façon dont le match a progressé à cause de la défense que la Saskatchewan nous a présentée.
Et ils ont enlevé les gars de qui tu aurais pu attendre des passes, surtout, les touchés au sol après des passes décisives.
Nous avons pris l’avantage, je crois, à la défense ce qu’ils ont essayé de faire avec nous, ce qu’ils avaient fait en Saskatchewan environ deux mois plus tôt.


C’était une merveilleuse fin à 12 années de football professionnel pendant lesquelles j’ai accompli, en tant qu’individu,
et en tant que membre des Rough Riders d’Ottawa, plus que j’aurais jamais imaginé pouvoir faire.
Alors, c’était un début de soirée particulier quand tout s’est accumulé à la fin et que j’ai finalement réalisé que nous l'avions remporté une fois de plus.