L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Sandy Hawley

Course sous harnais

1973


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Vidéo de Sandy Hawley - 3:28 min




Le prix Lou Marsh en 73 n’était pas vraiment dans ma ligne de mire. Je savais, bien sûr, que pour la personne qui le remportait, c'était un grand honneur.
Jamais dans cent ans j’ai pensé pouvoir en être le récipient.
Je me rappelle, j’avais pour but de remporter 500 victoires cette année-là et on approchait le jalon de la 500e victoire quand on a reçu l’appel nous annonçant que j’avais remporté le prix Lou Marsh.
J’étais sidéré, c’était super.
J’avais un très bon agent à l’époque. Son nom était Colin Wick et il faisait un travail extraordinaire.
Je me rappelle cette année-là, avant que nous remportions plus de 400 courses et je me rappelle au jour de l’an, il est venu me voir et m’a dit
« Sandy, qu’est ce que t’en dirais si l’année prochaine nous essayons d’atteindre la marque de 500 victoires? »
Et vous savez, je pensais qu’il était un peu fou. Je pensais que personne pourrait se rendre à 500, mais j'ai dit « Oui, essayons. »
Eh bien, le jour d’après nous avons remporté deux courses et il est revenu et m’a dit, « Eh bien, il ne nous en reste plus que 498 à remporter. »
Je me suis dit, oui, il a raison, essayons.
Environ aux trois quarts de chemin de l’année, nous n’étions pas exactement en chemin pour remporter les 500 courses considéré, vous savez, le nombre de victoires que nous avions amassé jusqu’à ce point.
Alors, Colin a eu la brillante idée de louer un avion et d'aller au Maryland pour me faire courir pendant mes jours de congé.
Alors, je courais cinq jours par semaine à Woodbine, prenais l'avion pour le Maryland et montait les lundis et mardis et j'ai fait ça pendant deux mois.
Alors, j’ai couru sept jours par semaine pendant deux mois.

Mon agent Colin Wick et moi avons choisi Laurel, au Maryland parce qu’à l’époque, c’est là où nous allions l’hiver et nous avions eu du succès là-bas.
Je montais beaucoup de chevaux pour Dicky Duttro qui était le meilleur entraîneur à Laurel à l’époque.
Quand nous allions là-bas et que je courais pendant mes deux jours de congé, le lundi et le mardi, vous savez, peu importe le cavalier qui montait ces chevaux, il me les faisait monter.
Il enlevait les autres cavaliers et me faisait monter à leurs places et de façon à ce que ces cavaliers ne se fâchent pas, si je gagnais ces courses et ils montaient ces chevaux la fois précédente,
je leur donnais l'argent de la bourse pour qu'ils ne se fâchent pas.

Ça a été un effort d’équipe, comme lorsque je commençais à me décourager un peu, peut-être après une couple de jours ou une journée sans victoire,
mon agent venait et me donnait une poussée de confiance et de la motivation.
Il a joué un grand rôle. Il m'encourageait assez souvent. Alors, c’était un peu un travail d’équipe.
Vous savez, je savais à un certain point durant l’année que le but était atteignable et une fois que tu sais ça, tu donnes tes 110 pour cent.
Ça a été une année vraiment excitante. À la fin de l'année, lorsque j'ai gagné les 515 courses, j'ai dit à mon agent,
« Il faut que j’arrête de monter, je vais prendre une pause maintenant. » Et il a dit
« Eh bien, tu sais, continue à monter, au moins jusqu’à la fin de l’année, ces gars au Maryland ont été très aimables avec toi alors tu sais, montes jusqu’à la fin de la compétition. »
Et j’ai dit « OK, je vais continuer jusqu’à la fin de la compétition. » Qui, je pense, continuait pendant trois autres semaines.
Eh bien, avant la fin de la compétition, je me suis retrouvé avec une double pneumonie alors je pense que mon corps essayait de me dire quelque chose.

Ça a été une longue année, ça a été difficile, mais tout au long de l’année, je ne pensais pas vraiment,
« Hey, peut-être que je pourrais être l’athlète de l’année au Canada si je remporte 500 victoires! »
Je me concentrais sur remporter 500 victoires cette année-là. Je me rappelle que Bill Shoemaker détenait le record de 486.
On a fini par dépasser M. Shoemaker et on a continué avec 500 victoires et bien sûr, c’est à ce moment que j’ai reçu l'appel me disant que j'avais remporté le prix Lou Marsh, j’ai été énormément ému.