L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Adam van Koeverden

Kayakisme

2004


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Vidéo de Adam van Koeverden - 3:29 min




Il s'agissait d’une grande transition pour moi parce que j’avais pratiquement passé les quatre dernières années à m’entraîner pour être accepté aux Olympiques.
J’ai regardé les cérémonies d’ouvertures à Sydney, du Whidden Hall de l’Université McMaster, vêtu de mon drapeau canadien,
à pleurer seul à 2 h 30 du matin parce que j’avais l’impression d’avoir manqué la fête de mon meilleur ami.

Alors, je me suis fait une petite promesse pendant que j’étais assis là, à regarder les cérémonies d'ouverture, que je n’allais pas en manquer une autre et j’allais faire ce qu’il fallait jour après jour.
Alors tout de suite, les choses se sont mises à changer dans ma vie. J’ai commencé à m’entraîner différemment et plus fort avec une nouvelle attitude.
Et mon but de toujours était de me rendre aux Olympiques pour le Canada, de courir aux Olympiques pour le Canada. Puis en 2003, j’ai fait mon plus gros bond.
Je suis passé de 13e au monde à 2e au monde en un peu moins de 12 mois et ces buts devaient être réévalués. Juste aller courir aux Olympiques pour le Canada n'allait pas être un but très ambitieux à ce moment-là.

Je n’étais pas encore considéré comme un gars de 500 m ou une menace au 500 m, je n’avais pas à m’inquiéter vraiment pour le 500 m, je me concentrais juste sur le 1 000.
Je me suis entraîné très fort pour le 1 000 m et j’ai réussi à décrocher une médaille de bronze.
Et la journée suivante, j’étais tellement calme, nous étions en retard de 30 minutes pour arriver à la course et je me rappelle quand Scott m’a mené à l’eau, c’était comme si j’y allais pour une promenade.
Nous ne parlions pas de plans de courses ou rien de la sorte et nous blaguions en disant que c’était vraiment bien que j’aille gagné une médaille de bronze.
Le manque de nervosité et cette normalité d’entrer dans l’eau comme je le fais à tous les jours ont contribué à ma meilleure performance.
Et de traversée la ligne d’arrivé le premier, de regarder à gauche et à droite et de ne voir personne en avant de moi, les seules choses qui m’ont traversé l’esprit, tu sais,

c’était deux mots, champion olympique, et comment des années et des années et des années d’entraînement, des heures dans ce bateau, prenaient une signification beaucoup plus grande tout à coup.
Mais ce qui est vraiment important je crois, c’est que ça ne représentait pas tant que ça et si je n’aurais pas été premier à la ligne d'arrivée,
ça n'aurait pas été du gaspille et ça n'aurait pas été par manque d'efforts et ce n'était vraiment qu'une sorte de récompense.

J'aime faire ça quotidiennement.
Je ne le fais pas pour les médailles ou pour les victoires, je le fais pour le style de vie, les amis et ce que j’en retire physiquement, personnellement et émotionnellement.
Et d'être l'un des meilleurs au monde une fois de temps en temps ce n'est que la cerise sur le gâteau.

J’étudiais pour un examen un soir et il était assez tard et j’ai reçu un appel de quelqu’un
qui me disait que j’étais le gagnant du prix Lou Marsh et la première chose que j’ai pensée c’était, c’est vraiment super parce que Wayne Gretzky, Terry Fox, tellement de noms, Mario Lemieux, je peux continuer toute la journée ça va de soi.
Mais Terry Fox est le premier à qui j’ai pensé.
Comment pouvais-je me retrouver sur le même trophée que Terry Fox? Il est un personnage tellement important au Canada et je me suis dit que c’était la personne la plus cool avec qui je pouvais partager un trophée.