L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Catriona Le May Doan

Patinage de vitesse

2002


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Vidéo de Catroina Le May Doan - 3:04 min




Je savais que ça allait être mes derniers Jeux, je savais que ça ne serait pas ma dernière année à patiner, mais j'étais très stressée.
Je ne pense pas l’avoir réalisé à ce moment-là, je le réalise plus maintenant que j'y repense. Mais ça reposait sur le fait que je n’avais pas été battue.
J’y allais pour défendre mon titre. Aucune Canadienne n’avait défendu auparavant. Puis, on m’a demandé de porter le drapeau alors tu t’inquiètes de ce qu’on appelle la malchance du drapeau.
Puis les Olympiques ont commencé et nous avons eu le scandale du patinage artistique et Jeremy Wootherspoon est tombé.
Alors, toutes ces choses rassemblées ont fait que l’année a été très difficile.

Je pense que ce qui m’a vraiment frappé depuis 2002 c’est que personne n’a jamais défendu une médaille d’or individuelle.
Il y avait une occasion pour un athlète de le faire à Torino et une opportunité de le faire à Pékin et ça ne s'est pas passé.
Et chaque fois que je vois le scénario presque se dérouler maintenant et que ça ne se passe pas, je réalise à quel point c'est difficile.
Et c'est probablement l'une des choses dont je suis la plus fière, parce qu'il y avait tellement d’éléments qu’il fallait que tu suives, il fallait que tu performes immédiatement.
Mais en regardant en arrière et de dire que quatre ans plus tard, exactement le même jour ce qui assez formidable, le 14 février 1998, le 14 février 2002, je l'ai défendu.

C’était la saison 2002 – 2003 et la première fois que nous faisions des compétitions en Chine alors j’avais décidé qu’après, Bart et moi allions rester deux jours de plus pour visiter.
Nous étions à Pékin et je reçois cet appel, c’était, je crois, au milieu de la nuit. J’ai répondu au téléphone et je crois que c’était Randy Starkman.
Et je lui dis « Qu'est-ce que tu fais? » et il dit « Où est-ce que tu es? » Et je lui réponds, « Je suis à Pékin. » Et il m’annonce la nouvelle.
Je suis là « ah, wow ». C’était une situation un peu étrange étant donné que je n’étais pas vraiment chez nous au Canada.

Le Canada a développé de merveilleux athlètes, hommes, femmes, de toutes les régions du pays, tous les coins du pays dans toutes sortes de sports.
Alors lorsque tu as été reconnu en tant que la meilleure athlète c’est un honneur, mais ça rend aussi modeste.
Et tu regardes, la liste de noms des gens avec qui tu as été sélectionné et tu te dis, OK, pourquoi moi? Et ce n'est pas que tu es meilleure, mais c'est différent.
Puis tu regardes les anciens gagnants et tu sais que ce qui est bien c'est qu'un jour mes enfants regarderont ça et verront le nom de leur mère.
Alors pour moi c’est probablement la chose la plus fantastique, qu’ils disent « Ah, regarde ce que maman a accompli, c’est son nom ici. » Alors d’avoir ton nom dans un livre de records, c'est pas mal extraordinaire.