L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Daniel Igali

Lutte

2000


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Vidéo de Daniel Igali - 3:12 min







En 2000, je savais que les Jeux olympiques n’étaient pas chose commune, j’étais le champion du monde. Il y avait beaucoup d’attention de la part des médias.

Surtout parce que c’était la première fois que nous remportions les Championnats du monde en lutte. Mais l’énorme pression de l’envergure des Olympiques était mise sur moi.

J’étais très bien préparé, je savais et j’étais prêt à prendre mes responsabilités.

Je voulais être un champion olympique, mais à cette époque-là, ça commençait à m’inquiéter.

Cette lettre de ma grand-mère arrive du Nigeria et je l’ai lu, et relu, et relu.

Je suis allé pratiquer puis je suis revenu pour la relire et la relire. Vous auriez dû voir le poids s’enlever de sur mes épaules. J'étais comme un petit bébé.

Je me disais, peux-tu imaginer? C’est exactement comme ça que ça s'est passé, j'avais complètement oublié.

À 10 ans, je voulais aller aux Olympiques. Maintenant, j'y allais et je contemplais une médaille d’or.

Parce que dans la lettre elle disait, « Tu as finalement réussi. »

Vous savez, je me suis rendu aux Olympiques, j’ai été accepté pour le grand spectacle et c’est à ce moment-là que j'ai réalisé.

Tout ce que je demandais, c’était une chance de participer aux Olympiques. Je ne m'attendais pas à être un champion olympique, vous savez.

Alors quand ça s’est réalisé et que je suis devenu le premier champion olympique, la première chose à laquelle j’ai pensé c’est de descendre et d’embrasser le drapeau.

Et puis, une voix dans ma tête m’a dit, tu dois le faire, vous savez, tu dois célébrer ça avec ton pays.

Alors dans ma tête, je parcourais le Canada. Vous savez, il y’a 10 provinces et territoires au Canada.

Alors, je me suis promené comme ça et puis quelque chose m'a dit d’aller dans le sens contraire de l’horloge. « Pour que tout le monde puisse te voir. »

Mais j’étais vraiment convaincu que je parcourais le Canada, et je célébrais avec le Canada.



Ils m’ont appelé et m’ont dit, « Tu as été choisi pour le prix Lou Marsh comme athlète de l’année au Canada. »

Puis cet après-midi là, Randy Starkman du Toronto Star m’a aussi appelé, puis je l’ai vu dans les journaux.

Et j’étais tellement excité parce que le Lou Marsh n’est pas seulement pour les athlètes amateur, c'est pour tout le monde.

Et je me rappelle, vous avez des joueurs de basketball célèbres, vous avez des joueurs de baseball, vous avez des boxeurs professionnels,

vous avez tout le paquet et pour un humble lutteur, vous savez, d’être l’athlète de l’année Lou Marsh, c’était juste, tellement de reconnaissance.

J'étais tellement excité. J'étais vraiment excité quand j'ai su.



L’année que j’avais eue était sans précédent. J’avais participé, je pense, à 42 matches et j’étais invaincu cette année-là au niveau international, et c’était pas mal spécial.

Surtout après avoir fait le Championnat du monde l’année précédente et avoir été le premier Canadien à remporter les Olympiques dans la discipline de la lutte, je pense que c’est ce qui a fait tourner les choses de mon côté.