L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Gaetan Boucher

Patinage de vitesse

1984


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Vidéo de Gaetan Boucher - 3:12 min




Oui 1984, au niveau olympique, a été ma meilleure année c’est sûr, avec deux médailles d’or et une médaille de bronze.
Ce qui a marqué cette année-là, c’est que Heiden a pris sa retraite, après les Jeux de 1980.
Donc, le champ était libre pour ceux qui avaient fini deuxième dans toutes les autres distances de remporter enfin l’or,
quatre ans plus tard sur l’une de leurs distances, ou de remporter un Championnat du monde, que Heiden avait tous gagné.
Sauf que ce n’est pas aussi facile qu’on le pense et dans mon cas, j’avais eu une chute en 1981, une deuxième place en 1982, j’avais été malade en 1983 lors du Championnat du monde...
Alors, les résultats n’étaient pas ce qu’on espérait et j’ai aussi eu une fracture de la cheville en 83, à la fin de la saison.
Alors, ça veut dire que 84, déjà de participer aux Olympiques, c’était quelque chose que je n’étais pas certain de faire, peut-être neuf mois avant, quand je me suis fracturé la cheville.
Mais ensuite avec la réhabilitation et en voyant que tout allait bien, ça été de loin ma meilleure année parce que ma confiance était là, physiquement, j’étais remis.
Et je ne perdais pas de course en 84, sur 1 000 m, je gagnais toutes les courses et 1 500 m aussi.

Alors, le fait de gagner aux Olympiques c’était seulement de couronner une année qui était vraiment extraordinaire.
Pas une surprise dans mon cas parce que avec la progression, rendue aux mois de novembre, décembre, janvier, février...
Avant les Jeux, à chaque fin de semaine quand on fait des compétitions et qu’on voit que les meilleurs patineurs,
que ce soit les Russes, les Japonais, les Américains, de voir que je les bats tous.
Eh bien, ça augmente la confiance et je les battais facilement aussi. Ça, c’est l’autre aspect.
Ce n’était pas seulement par des centièmes et des dixièmes de secondes, c’était par pratiquement une seconde.
C’est une marge qui était énorme sur le 1000 m, ce qui fait que lorsque je me suis présenté sur la ligne du 1000 m en 84, j’étais sûr de gagner.
Y’avait seulement une chute qui pouvait faire que je ne gagnerais pas, mais je n’en faisais plus de chutes.
C’était très, très, très rare que je faisais des chutes. Alors pour moi, ça a été une année fantastique.

C’est sûr que le fait d’avoir gagné le trophée Lou Marsh, c’est très valorisant parce que lors d’une année, ils prennent...
le meilleur patineur de vitesse, contre le meilleur skieur, le meilleur cyclisme et d’autres athlètes qui eux aussi essaient d’être les meilleurs dans leurs sports.
Alors, de gagner un tel pris, ça veut dire qu’on est pas seulement le meilleur patineur,
on est aussi le meilleur dans tout le pays, dans tous les sports confondus.