L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Susan Nattrass

Tir

1981


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Vidéo de Susan Nattrass - 3:47 min




La première compétition de 1969 s’appelait Golden West Grand. C’était à Reno, au Nevada. Ma mère, mon jeune frère et moi y sommes allés en voiture.
Ce qui s'est passé? C'était les premiers jours, je finissais toujours deuxième ou troisième dans la catégorie féminine quand une femme est venue me voir et m'a dit, « Eh bien ma petite, c’est pas grave, as quoi peux-tu t’attendre?
Tu n’es qu’une jeune Canadienne. » Eh bien, ça a eu l’effet d’un drapeau rouge devant un taureau. J’ai juste pensé, qu’est ce que tu veux dire?
Tu me rabaisses parce que je suis jeune, tu me rabaisses parce que je suis une femme et tu me rabaisses parce que je suis Canadienne. Ça m’a vraiment dérangée.
Alors, je me suis mise à remporter toutes les compétitions de la catégorie féminine après ça. Puis la dernière journée, j’ai tiré 99 sur 100, en égalité avec cinq hommes et je les ai battus à la dernière épreuve.
Alors, j’ai battu 1 265 personnes pour gagner cette compétition. Je crois que ma mère vous dirait que j’ai remporté quelques Championnats du monde avant de décider que j’aimais vraiment ce sport.
Je me rappelle avoir donné une entrevue au Spectator de Hamilton en 1975, 1976 ou 1977, quelque chose comme ça, et j’ai fait un commentaire sur ma passion du ski vous savez,
et j’étais vraiment bonne au tir. Mais je crois que j’ai dû remporter quelques Championnats du monde avant de décider que j’aimais ce sport.

J’adore faire des compétitions. Mon premier but était d’être acceptée par l’équipe olympique de volleyball, mais je n’étais pas aussi bonne au volleyball.
J’aimais la compétition, j’aimais le défi de ce sport parce que c’est toi contre, ou avec la cible d’argile
et peu importe ce que les autres font, c’est toi et tu fais de ton mieux. Alors, c’est une question de perfectionnisme.
Mais à l’origine, c’était pour les gens, les compétitions et les endroits où nous allions. Mais ensuite, je me suis vraiment mise à aimer ce sport.

Personne n’avait remporté six Championnats du monde de suite à une épreuve de tir. Alors, c’était vraiment excitant, vraiment, c’était très important pour moi.
La chose que je me rappelle à propos de Tucuman, en Argentine c’est que lorsque j’ai gagné, il n’y avait aucun hymne. Un de mes amis des États-Unis, un jeune junior, a gagné.
Alors, on s’est rassemblé et on a chanté l'hymne américain.
Puis, quand j’ai gagné, vous savez, pour le Canada, ils ont tous chanté l’hymne canadien, ce qu’ils en savaient.

Apprendre que j’avais remporté le Lou Marsh a été une expérience absolument incroyable. J’étais vraiment surprise, j'étais stupéfaite et complètement exaltée.
Je veux dire, je n'avais honnêtement jamais pensé que j'aurais la chance d'être choisie pour un tel honneur.
Vous savez d’être en compétition contre les Crazy Canucks, Wayne Gretzky, tous les autres athlètes féminines et puis, vous savez,
d’être choisie a vraiment été pour moi le couronnement des performances de ma carrière.
Vous savez, de dire que vous êtes la meilleure athlète de l'année au Canada, c'est une expérience formidable et ça impressionne les gens de partout dans le monde.
Tu es athlète de l’année au Canada? Ils sont tellement étonnés. Tu pratiques le tir, une femme? Ils trouvent ça incroyable.
Parce que dans beaucoup d’autres pays, une femme et un tireur ne recevraient jamais cet honneur.