L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Sandra Post

Golf

1979


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Vidéo de Sandra Post - 2:58 min







Pas même dans mes rêves les plus fous, contre tous ces joueurs de hockey, est-ce que j’ai pensé pouvoir gagner le prix Lou Marsh, qui est bien sûr pour l’athlète de l’année au Canada.



J'avais remporté trois compétitions alors je savais que je serais numéro un ou deux sur la liste des bourses et j'ai gagné, il faut se l'avouer, une compétition très importante, le tournoi Dinah Shore, au printemps.





Entrevue : Bien sûr, des deux qui sont sorties de la scène canadienne, j'ai peut- être tort,



mais je crois que nous avons très bien réussi pour un pays qui n’est pas vraiment axé sur le golf dans le sens que ce n’est pas un des sports principaux ou quoi que ce soit.





C’était au mois de novembre, j’étais en Floride, parce que je vivais là-bas pendant que je jouais le tournoi.



L'une de mes amies des médias m'a appelée et m'a informée que je venais de remporter le prix Lou Marsh.



J'avais tellement de questions, je veux dire je ne pouvais pas croire que j'avais gagné le prix Lou Marsh, une golfeuse remportant le prix Lou Marsh, athlète canadienne de l'année.



Je veux dire, parmi tous les sports, une femme, moi.





J’étais en transition, je quittais la Floride, les États-Unis et je revenais au Canada pour commencer une nouvelle carrière.



Je me sentais comme beaucoup de gens. J’avais mis tout ce qui m'appartenait dans un entrepôt. Mes choses y sont restées pendant presque cinq ans.



Vous savez, ça veut dire que comme beaucoup de gens, mes trophées étaient tous dans un entrepôt au Massachusetts.



Alors, j’ai finalement pris une décision, je me suis installée ici au Canada et j'allais tout remporter à la maison.



Alors, j’y suis allée, j’ai rempli le fourgon et comme je quittais l’entrepôt, je me suis retournée, j’ai arrêté et j’ai fait demi-tour.



Je savais où mes trophées étaient, j’ai ouvert la boîte et j’ai pris celui-là. C’est le seul que j’ai pris.





Je suis assez satisfaite de ma carrière.



Vous savez, quand vous le vivez, quand vous êtes la première à faire quelque chose tu ne t’arrêtes pas vraiment pour regarder dans le miroir et dire,



tu es la première à accomplir ça, tu le fais et c'est tout, seulement le temps te fera savoir si tu as réussi.



Quand je regarde en arrière et que je repense à ça et regarde à l’entour de moi et vois certains de ces trophées, je suis pas mal satisfaite.



Je suis fière de ce que j'ai accompli, mais aussi j'ai atteint l'âge où je me demande pour qui je l’ai fait.



Lorsque j’ai commencé, quand j’ai commencé à jouer c’était pour moi et ma famille, mais au fil des années, c’est vraiment devenu pour le pays.



Je n’ai pas réalisé à quel point le Canada serait important et combien de fois je me retrouverais à l’étranger toute seule.



J’étais la seule joueuse au tournoi LPGA, il fallait qu’ils élèvent le drapeau et c’était une bonne chose. Chaque fois que je le voyais, ça me touchait vraiment.