L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Phil Esposito

Hockey

1972


Phil Esposito photographié alors qu’il marque un but

Phil Esposito photographié alors qu’il marque un but

Date
Les années 1970
Collection
Temple de la renommée du hockey

L'esprit triomphant!L'esprit triomphant!

Le téléphone sonne dans une modeste maison de Sault Ste Marie, « Ne t’inquiètes pas maman, tout va s’arranger. » La voix rassurante appartient à Phil Esposito qui est à plus de 8 000 km à Moscou quelques heures avant la grande partie finale. Mme Esposito est parmi les millions de Canadiens au seuil d'une dépression nerveuse alors qu'Équipe Canada 72 affrontait les Russes pour la huitième et dernière partie d’une série de hockey bien particulière.

C’est une chose de faire une promesse à sa mère, ça en est une autre quand il s’agit d’un pays qui, jusqu’à la moitié de la première période de la partie nº 1 de la Série du siècle, n’avait jamais douté de la supériorité de leur pays au hockey. C’est à ce moment que l'équipe russe superbement entraînée, rapide et méthodique a commencé à effacer l’avance canadienne de 2 à 0, humiliant par la suite l’équipe canadienne qui a perdu 7 à 3. Quatre parties plus tard, l’équipe canadienne faisait face à une avance solide des Soviétiques de 3-1-1 et se retrouvait dans une situation décisive où aucune erreur n’était permise avec trois parties à jouer sur le terrain de l’ennemie.

Phil Esposito avait déjà eu une jasette avec le Canada. « Espo » avait livré son discours à coeur ouvert sur le réseau national après que l’équipe ait été huée à leur sortie de la glace lors d’un humiliant échec à la quatrième et dernière partie jouée en terre canadienne à Vancouver. Sa réaction expliquait pourquoi il était devenu le meneur indiscuté de l’équipe. Son attitude a secoué tout le monde et a amené l’équipe à se serrer les coudes.

Espo a joué comme un possédé et il s’est surpassé à la huitième partie. Il a compté le premier but pour le Canada, puis, avec la Russie menant 5 à 3, il a marqué un but important tôt dans la troisième période. Il a poursuivi avec une passe décisive à Yvan Cournoyer, qui a marqué le but créant l'égalité, et complètement épuisé, a participé à un jeu impliquant Cournoyer et Henderson qui a éventuellement mené au but inoubliable de Paul Henderson 34 secondes avant la fin du match. Les jambes molles, Esposito est resté sur la glace pour le dernier changement afin de décimer les Russes, ces quelques secondes ont dû sembler une éternité.

Phil Esposito l’explique de façon très simple « Nous n’allions pas perdre, et il n’était pas question que je laisse les autres perdre. » Entrevue avec Phil Esposito, mars 2009. Phil croit qu’il faut être passionné au hockey et il mène par l'exemple. L'entraîneur adjoint russe Boris Kulagin est d’accord avec lui et après la Série il laisse entendre que les Russes ne battront pas les Canadiens tant qu'ils n'ajouteront pas d'émotions à leur jeu.

Le coeur et l’âme de l’équipe, Espo a aussi été le meilleur marqueur de la Série, quelque chose qui lui est assez familier. Espo a remporté le titre de meilleur marqueur de la LNH en 1971-1972 pour la troisième fois en quatre ans en aidant ses Bruins de Boston au sommet de la Ligue et à leur deuxième Coupe Stanley en trois ans.

De Beantown à Moscou en 1972, Phil Esposito nous a montré pourquoi il est l'un des meilleurs joueurs à avoir été vu sur des patins.

Une autre distinction pour Espo qui remporte le trophée Lou-Marsh Adobe PDF Transcription


Faits saillants

1969
Trophée Hart
1970, 1972
Coupe Stanley avec les Bruins de Boston
1970-1971
Établit un record de 76 buts et 152 points en une saison avec la LNH
1970-1971
Prix Lester B. Pearson
1970-1974
Meilleur marqueur de la LNH pour quatre années consécutives
1970-1975
Premier joueur de la LNH à enregistrer des saisons de plus de 50 buts
1972
Prix commémoratif Lou Marsh
1972
Série du siècle
1974
Trophée Hart
1981
Deuxième meilleur marqueur de tous les temps se retire avec 717 buts et 1 590 points