L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Gerard Cote

Course de marathon

1940


Gérard Côté photographié lors d’une course

Gérard Côté photographié lors d’une course

Date
1940
Collection
Panthéon des sports canadiens

Né pour la course

Né pour la course

Inspiré par le premier marathon moderne aux Jeux des Olympiades d'Athènes, en Grèce en 1896, le marathon de Boston a débuté en 1897. Il s’agit de plus ancien marathon tenu annuellement au monde et probablement le plus renommé.

Un grand homme mince des environs de St. Barnabé, au Québec, a laissé la marque la plus important jamais laissé par un Canadien ayant traversée la frontière pour participer à cette compétition historique.

Il n’y a aucun doute, Gérard Côté était né pour la course, malgré le fait qu’à ses débuts, son expérience en course n’avait rien à voir avec le sport de compétition. Ayant grandi sur une ferme et venant d'une famille nombreuse, la vie de tous les jours se concentrait sur la routine journalière. Personne ne pensait à faire des sports.

Trop frêle pour la plupart des tâches domestiques, Gérard est devenu la personne désignée à faire les courses. Si ce n’était pour aller au village pour chercher du beurre, il ramenait les vaches du champ ou allait chercher du bois. Il courait pour aller à l’école et courait pour revenir à la maison. Il courait toujours et tirait beaucoup de fierté à faire ses courses rapidement. Il a abandonné l'école en cinquième année pour aider après que sa mère soit décédée, acceptant des emplois de fermier, laitier et dans l'industrie de la construction.

Contrairement à ses frères et soeurs, il aimait les sports et malgré sa petite taille, il s'est amouraché de la boxe. Il se mit à courir pour s’entraîner. C’est alors qu’un étranger l’a remarqué et lui a conseillé d’oublier la boxe et de se lancer dans la course.

Naturellement doué, il visait bientôt une victoire au marathon de Boston. Gérard Côté n’est pas arrivé à surpasser une septième place en quatre tentatives, mais en 1940 il s’est entraîné de façon particulièrement rigoureuse, croyant à l’époque qu’il pourrait s’agir de sa dernière chance. Côté s’était porté volontaire au début de la Deuxième Guerre mondiale et cela signifiait qu’il pouvait être appelé par l’armée canadienne à tout moment.

Avec sa course en avril, le marathon de Boston offre des défis supplémentaires pour les compétiteurs originaires de climat nordique. Pour Côté, cela signifiait s’entraîner pendant l’hiver souvent brutal au Québec. Le tout considéré, Côté a pris l’autobus plusieurs semaines avant la compétition pour aller rester avec son cousin de Central Falls, au Rhode Island. Le climat allait probablement être légèrement plus chaud là et le terrain était idéal. « Vous savez ce que je faisais? Je courais presque 42 km une fois par semaine, 26 collines en 42 km. Des pentes plus hautes qu’à Boston. Et je m’entraînais en survêtement et avec de gros souliers de course. Le chandail et les pantalons collaient sur moi parce qu’ils étaient trop chauds. Je courais 2 h 40. Je savais que lorsque j’enlèverais tout ça et que je ne porterais que mes petites espadrilles que j’avais l’habitude de porter, je savais que je m’en tirerais pas mal. » Entrevue de Côté avec l’auteur David Blaikie, Boston : The Canadian Story. Droits d’auteur 1984 : Seneca House Books. Avec la permission de l’auteur, le chapitre sur Gérard Côté est présenté dans le dossier électronique suivant.

Pas mal, il faut le dire! Gérard Côté a établi un nouveau record de course à Boston de 2 h 28,28 battant le légendaire coureur américain Johnny Kelly par plus de trois minutes et demie. Il a fièrement porté la couronne de laurier, le magnifique symbole de la victoire à Boston non seulement en cette occasion, mais quatre fois de plus dans sa carrière.

Gérard Côté a été capable de trouver le bonheur dans la course pendant ces difficiles premières années sur la ferme. Lorsqu’il a finalement pu se concentrer, cette joie s’est transformée en passion dévorante qui l’a transformé en l’un des meilleurs coureurs de l’époque.

Un remarquable coureur canadien-français honoré pour ses exploits Adobe PDF Transcription


Faits saillants

1940
Prix commémoratif Lou Marsh
1940
Trophée Lionel Conacher
1940 - 1942
Champion des marathons de Yonkers
1940, 1942, 1943, 1948
Quatre fois gagnant du marathon de Boston, un record
1955
Intronisé au Temple de la renommée des sports olympiques du Canada