L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Guy Lafleur

Hockey

1977


Photo en action du joueur de hockey Guy Lafleur

Photo en action du joueur de hockey Guy Lafleur

Date
1984
Collection
Paul Bereswill/ImagesHHOF

Un pyjama hors de l’ordinaire!

Le mot dynastie émerge une fois de plus le 14 mai 1977 alors que les Canadiens de Montréal complètent la meilleure saison réalisée par une équipe dans l’histoire de la LNH. Ils anéantissent les Bruins de Boston en quatre parties successives et décrochent leur deuxième Coupe Stanley consécutive, soulignant l’année avec un remarquable record de 73-10-11 parties respectivement gagnées, perdues et se terminant en égalité au cours de la saison régulière de 80 parties suivie des 14 parties des séries éliminatoires.

Guy Lafleur mène l’attaque offensive jusqu’au bout. Il remporte un assortiment complet de trophées pour le prouver, gagnant le trophée Hart pour le joueur par excellence de la Ligue, le trophée Art Ross pour le meilleur marqueur de la LNH et le Conn Smythe décerné au meilleur joueur pendant les séries éliminatoires. Bien sûr, Lafleur toujours modeste, précise rapidement que ces prix sont associés à l’équipe. En effet, avec Larry Robinson, Serge Savard et Guy Lapointe à la défense, Steve Shutt et Jacques Lemaire aidant à l’offensive et Ken Dryden au filet, pour n’en nommer que quelques-uns, il était entouré d'un groupe formidable et pourtant son jeu brillant se distinguait des autres. Ses montées spectaculaires tiraient les partisans de leurs sièges comme aucun joueur e l<avait fait auparavant, peut-être à l’exception de « la fusée » Richard! Doté d’une vision périphérique sur la glace digne d’un clairvoyant et d’une maîtrise incroyable sur ses patins, il est l'attaquant le plus redouté.

Pour Lafleur, c’est un rêve devenu réalité. Il vivait et était un passionné du hockey depuis son plus jeune âge, s’imaginant un jour jouer pour les Canadiens et seulement pour les Canadiens! Jean Béliveau était son héros et lorsque le jeune Lafleur a réalisé un tour du chapeau lors du fameux tournoi peewee de Québec, M. Béliveau lui a remis un chapeau. Cette rencontre a été inoubliable pour Guy qui s’est toujours rappelé Jean Béliveau comme d’un homme distingué et d’un exemple à suivre.

Le jeune Lafleur jouait au hockey autant qu’il le pouvait. Originaire de Thurso au Québec, il s’introduisait dans l’aréna du quartier tôt le matin pour patiner. À l’âge de sept ans, il a commencé à dormir vêtu de son uniforme de hockey afin d'être prêt plus tôt. Finalement, il s'est entendu avec le gérant de l'aréna pour accomplir des tâches en échange de son temps sur la patinoire. Il a commencé à laver des étables à cochons et à rassembler les vaches à la ferme d’un ami pour se mettre en forme. Il courait des kilomètres dans les champs et les autres enfants pensaient qu’il était fou. L’un des professeurs de Guy disait souvent qu'il fallait faire des sacrifices pour réussir de façon grandiose. Les mots ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd.

Son coéquipier Steve Shutt a une fois décrit l’étrange comportement de Guy Lafleur, que l’on pouvait trouver assis dans le vestiaire vêtu de son uniforme, ses patins attachés serrés et son bâton prêt au jeu, à 16 h pour une partie à 20 h! Il s’agissait peut-être d’un effet différé des jours où il dormait avec son équipement, mais il y a plus de chance que ce soit une façon d’exprimer son désir irrépressible de jouer au hockey.

Lafleur gagne le trophée Lou-Marsh Adobe PDF Transcription


Faits saillants

1971
Choisi 1er au classement général par Montréal au repêchage amateur
1972 – 1973, 1976 – 1979
Cinq Coupes Stanley avec les Canadiens de Montréal
1974 - 1980
Six années consécutives de 50 buts et 100 points
1977
Prix commémoratif Lou Marsh
1988 - 1991
Joue trois ans après avoir été intronisé au Temple de la renommée du hockey