L'Héritage de Lou Marsh - Les meilleurs athlètes canadiens

Bobby Clarke

Hockey

1975


Photo de Bobby Clarke vêtu d'un chandail des Flyers de Philadelphie

Photo de Bobby Clarke vêtu d'un chandail des Flyers de Philadelphie

Date
1980
Collection
Jack Mecca/Temple de la renommée du hockey

« Monsieur Batailleur »

Les grands du sport jouent avec du coeur au ventre et une passion aux profondeurs insondables. Ils rêvent de remporter les plus grands prix dans leur domaine, ils jouent pour gagner, ils poussent les gens autour d’eux à aller de l’avant. C’est du Bobby Clarke!

Bobby Clarke a mené ses hommes vêtus de noir et d’orange au sommet, une fois encore, avec leur deuxième Coupe Stanley consécutive en 1975. Il était l’incontestable instigateur et le tenace guerrier derrière les Flyers de Philadelphie, la première équipe qui s’ajoutait aux six équipes initiales ayant remporté la Coupe du Lord Stanley à l’expansion de la LNH en 1967.

L’esprit indomptable de Clarke a influencé toute l’équipe. L’entraîneur de Philadelphie, Fred Shero, faisant partie des rangs du hockey professionnel depuis 1943, a déclaré qu'il n'avait jamais rencontré quelqu'un qui avait tant contribué à une équipe, autant sur la glace qu'à l'extérieur. En tant que capitaine d'équipe, ses coups de patins implacables et sa détermination de fer sur la glace donnaient l'exemple et inspiraient tout le monde. Ça lui a aussi permis d’exiger la même détermination des autres. Lors des deux dernières parties des finales de la Coupe Stanley contre les fougueux Sabres de Buffalo, la troisième ligne a marqué cinq buts importants, pour finalement éliminer les Sabres en six parties.

Clarke personnifiait aussi les rudes tactiques et le jeu intimidant des Flyers. Après tout, l’équipe sous sa tutelle portait le surnom des « Broad Street Bullies », les terreurs de la grande rue. Certains diront que le hockey est un jeu agressif et les fameux coups de coude de M. Hockey, le fabuleux Gordie Howe lui-même, en sont un exemple typique. Mais il mesurait sept centimètres et pesait 30 livres de plus que Clarke, relativement petit avec son 1,77 m et ses 176 livres. S’agissait-il purement d’une question de protection ou adoptait-il une approche intentionnellement menaçante au hockey? Clarke ne dénie pas certains de ses coups particulièrement bas, mais il riposte que s’il était aussi vicieux que certains le laissent entendre, il se serait fait sérieusement blesser il y a longtemps. Quelque chose qui n’est jamais arrivé, la preuve est dans les rares parties qu'il a manqué. En fait, il a participé à chacune d'elles en 1975. Il est bon de noter qu’il était si efficace sur la glace qu’il a aussi reçu sa part de coups. À la sixième partie des finales, Buffalo ne le lâchait pas et a gardé deux joueurs sur lui pendant la majorité des deux premières périodes. Il s'est tellement fait frapper qu’il vomissait pendant la pause. Les partisans et les critiques vont devoir former leurs propres opinions.

Une chose est certaine, ceux qui ont eu la chance de le connaître à l’extérieur de la patinoire l’ont décrit comme un homme intelligent, empreint de modestie et de classe qui donnait précairement de son temps à des causes importantes et à ceux dans le besoin.

Clarke ne possédait peut-être pas le pur talent des meilleurs de l'histoire du hockey, mais il compensait avec une détermination à toute épreuve, le rendant aussi efficace que n'importe quel autre joueur de la Ligue. Ils disent souvent que la rondelle suit les bons joueurs, parce qu’ils savent où se trouver. Clarke avait cet instinct. Ses 89 passes décisives en 1975 en sont la preuve. Mais bien sûr, tu n’es pas nommé joueur de centre de la première série de l’équipe des étoiles et récipiendaire du trophée Hart, décerné au joueur par excellence de la Ligue, à moins de posséder des qualités remarquables.

Bobby Clarke : L’âme et l’étincelle des Flyers Adobe PDF Transcription


Faits saillants

1972
Équipe Canada
1975
Prix commémoratif Lou Marsh